Dans ses souvenirs

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Mercredi 13 novembre 2013 3 13 /11 /Nov /2013 11:53

Vignettes-5601.JPGLes mots ne restent pas, ils profitent de la moindre petite bourrasque pour se barrer au gré du vent.

Même écrits, les mots s'en vont... l'encre pâlit, le trait s'efface, et quand on a la chance d'avoir des supports qui résistent, eh bien c'est l'intention qui part. Ces belles phrases pleines d'intensité à la base deviennent aussi vides qu'une moule... de plus en plus vides... de moins en moins réelles.

 

On vous en a dit des choses dans votre vie. Des choses qui sont passées et que vous avez oubliées parce que c'est trop loin, parce que ça va trop vite.

Parfois quand on peut, quand on en a besoin, il est bon de se rappeler toutes ces choses qu'on vous a dites un jour.

 

 

Un jour on m'a dit qu'on m'aimait. Et ce n'était même pas quelqu'un qui y était obligé, même pas ma mère ! C'était un garçon, et probablement un garçon que j'aimais aussi. Pour être franche je ne m'en rappelle pas de ce premier "je t'aime", il est tout effacé... Mais je sais qu'il y en a eu un !

 

Un jour on m'a dit que j'étais intelligente. J'avais posé une question à mon instit' de maternelle : "Maîtresse, on doit faire un dessin quelconque ?" À partir de là et dans cette petite école quasi de village, ma réputation m'a précédé... J'étais la petite fille intelligente qui ne traînait pas trop avec les autres enfants, qu'avait pas de papa et qui comprennait les discussions des grands.

 

Un jour on m'a dit que j'avais du talent. A l'écriture d'abord, et puis en photo ensuite. Je me suis forcée à essayer de voir lequel, de déceler ce qui plaisait aux autres dans ce que je faisais. Peut-être que ça m'a conditionnée à y voir un petit quelque chose, mais ma naïve modestie perdure, bien souvent je fais de la merde.

 

Un jour on m'a dit que j'étais un bon coup. La poésie de la jeunesse ! La seule différence entre mes contemporains et moi c'est que j'avais eu une éducation plus libre qu'eux. Alors ma maturité et ma responsabilité les séduisait !

 

Un jour on m'a dit que j'étais belle. Je crois me souvenir de la première fois... Ou du moins la première fois où je l'ai vraiment cru. Oui j'étais belle ce soir-là, mais me le souligner n'excusait pas le fait de ne pas me toucher. Putain de coeur !

 

Un jour on m'a dit que je comptais. Et parmi ceux qui ne se comptent sur les doigts d'une seule main ! Magnifique preuve d'une amitié de plus de 15 ans... Généralement on me le dit à mon anniversaire, et devant tout plein de monde. Et généralement je pleure !

 

Un jour on m'a dit qu'on ne pourrait pas vivre sans moi. Sur le coup c'était probablement bien intentionné, voire même un peu vrai. L'avenir en a décidé autrement... Et sans moi il vit très bien. Moi j'suis moins sûre !

 

Un jour on m'a dit que j'étais tellement sexy. Impossible de vous décrire l'admiration que je voue à la personne qui me l'a dit, impossible de vous dire à quel point ce compliment, encore si frais, me fait du bien en cette période de questionnements et que je me bats pour ne pas qu'il s'envole.

 

Un jour on m'a dit que je m'en sortirai...

 

 

Et vous, vous croyez à tout ce qu'on vous dit ?

 

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Par Agoaye - Communauté : Intime et décalé
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Dimanche 9 juin 2013 7 09 /06 /Juin /2013 14:43

Il y a bientôt un an, je rencontrais celui que j'ai appelé ici BZman, puis il est devenu Chéri-chéri, parce que naturellement nous avons commencé une histoire d'amour, une vraie, une qui semble être bien partie pour durer toute une vie...

De fil en aiguille il a eu envie de venir vivre avec moi, et de commencer une formation afin que l'on puisse être ensemble.

 

Pour lui, je me suis fait poser un implant contraceptif, parce que les capotes c'est bien joli mais c'est pas forcément appréciable dans une vie de couple. Mes hormones ont pété les plombs et je suis tombée dans une dépression innommable, un truc horrible, ah, et puis j'ai pris aussi plus de 6Kg.

Le couple a souffert, parce que je détestait ce corps qui n'était plus le mien et parce que les idées noires sont devenues fréquentes.

 

Le soir de noël, la copine de Môm a perdu son père. Fêtes amères

En janvier j'ai perdu un cheval auquel je tenais, avec lequel je vivais quelque chose de très fort.

En février je me démenais avec un double-niveau particulièrement difficile, je n'ai probablement jamais autant bossé de ma vie

En mars j'ai retiré cette merde d'implant (mes précédentes tentatives pour le retirer seule, au scalpel ont échouées), le moral n'est pas revenu pour autant

En avril mon rat est tombé très malade, il a été hospitalisé 3 semaines, je téléphonais chaque jour, et les nouvelles étaient à chaque fois différentes

En mai, il a fallu que je prenne la décision de faire piquer mon petit Tiltshift, il s'est endormi dans mes bras, ses griffes serrées sur les mailles de mon pull.

En mai encore, Chéri-chéri doute, et m'avoue brusquement que la formation n'est plus d'actualité, il ne veut plus venir, il est perdu.

 

Là, je prends sur moi et je réfléchis à toutes mes relations passées, je n'ai jamais laissé une deuxième chance à quiconque, j'ai toujours fermé toutes les portes le plus rapidement et le plus solidement possible. Peut-etre que lui, il mérite d'en avoir une, parce que notre couple c'est pas rien, parce que je l'aime, parce que c'est un mec bien, parce que de me battre pour une fois ne pourrait pas me faire de mal.

Je propose une solution, il la rejette en bloc. Je décide d'arrêter, je le vire. Il m'envoie des messages suppliants, est prêt à revenir, me dit qu'il ne veut pas arrêter. Je lui laisse un délai de réflexion, d'une semaine, pour qu'il me dise finalement ce qu'il pense, où il en est.

 

1er juin, nous nous rappelons comme prévu et c'est plein de bonne volonté que je le retrouve. Il veut se battre, il veut continuer, il ne veut pas gâcher les bons moments que nous pourrions passer ensemble. Nous nous quittons avec la promesse de rattraper le coup comme on peut.

 

Ce matin j'ai un mauvais pressentiment, un mauvais rêve me fait douter. Je crée un faux compte sur Adopte un mec et vois "mon" mec online...

Au téléphone, après des demandes d'explications, il reste mutique, voire même se permet d'être désagréable. Je le traite de gros con et raccroche, une page est tournée.

 

Jamais personne ne m'a autant prise pour une conne. Jamais personne ne s'est permis de profiter de la faiblesse induite par la maladie (oui, la dépression est une maladie). Jamais personne n'a réussi à me berner autant en se faisant à ce point passer pour une autre personne.

 

Je regrette tellement tout ce que j'ai vécu avec ce gars, s'il avait réussi à avoir les couilles d'accepter la rupture dès la première fois, j'aurais au moins pu garder des fragments de bon souvenirs de cette histoire. Mais à présent, ce n'est plus une histoire, c'est une erreur tellement énorme que je me déteste encore plus que la dépression ne me l'autorise.

Il a été tellement un boulet, jaloux, faible, à rassurer à tous les coins de rue parce qu'il avait trop peur que je le trompe "tu comprends, c'est l'histoire de ma vie, elles m'ont toutes quittées pour un autre, ouin..." ah bah ouais, elles ont été moins connes que moi ! c'est tout ce qu'il mérite... sinon plus... Il croit que son fils va vouloir vivre avec lui à sa majorité ? ah ouais ? Parce que c'est vrai que tout le monde sait que la lâcheté et la médiocrité ça attire vachement les ados... Remmarque, il pourra échanger avec lui en langage SMS vu son inccapacité à écrire correctement. Connard !

 

Bref, je me suis encore trompée en croyant en quelqu'un, en croyant à quelque chose. Je suis une conne.

 

 

J'ignorais les signes, mais à présent je dois me résigner. Je vais commence les anti-dépresseurs, parce qu'à ce rythme là je me fracasse dans un poteau avec ma voiture dans la semaine.

 

 

Je n'en peux plus...

 

Par Agoaye - Communauté : Intime et décalé
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 14:31

 

Bon, cette fois j'suis un peu en retard, mais c'est pas ma faute (voyez en fin de mois pourquoi...)

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Et vous, votre mois d'avril ?

 

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Par Agoaye - Communauté : Intime et décalé
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Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 14:37

Vignettes-2435.JPGPourquoi me voilà attirée par ce gars en particulier ? Pourquoi je me retourne sur ce genre de personne ? Pourquoi telle ou telle couleur me fascine ? Pourquoi le détail insignifiant que je suis la seule à remarquer fera toute la différence ? Pourquoi je craque pour ce mec alors qu'il est loiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnn de mes critères de recherche à la base ?

 

C'est en cherchant les réponses à ces nombreuses et fréquentes questions que je me suis rendue compte d'un point commun à tout ceci. Un point qui pourrait se résumer en un mot, un seul : la madeleine !

 

Alors je parle de celle de Proust, bien évidemment (pas de la place, ou pas d'une nana qu'aurait pas de chance et qui s'appellerait Madeleine.)

 

J'suis raide folle dingue de mon passé ! Durant toute ma vingtaine, j'ai passé des nuits entières à pleurer sur le temps béni de mon enfance, temps que je ne retrouverai plus jamais, innocence perdue, rêves d'enfants brisée et patati et patata.

Durant cette vingtaine, je n'ai cessé de clamer haut et fort que le meilleur est à présent derrière moi et que je ne retrouverai plus jamais le bonheur inouï de mon enfance ou quelque chose qui soit au moins équivalent en terme de satisfaction.

Eh oui, lecteurs et lectrices, j'ai souffert en long en large et en travers du complexe de peter Pan (Je ne veux pas grandir, jamais, être adulte ça pue...) !

 

Bon, je vous rassure, après 12 ans de psychothérapie, tout va mieux... Et je dirai même plus, tout va plutôt super-vachement mieux : Je suis super contente de ma trentaine, j'ai un boulot que je surkiffe à mort (ouais, les termes de vieille-ado, je ne les ai pas encore totalement bannis de mon vocabulaire), je suis propriétaire de mon chez-moi-toute-seule dans moins d'un mois (25 jours mes p'tits poussins !!!! 25 jours !!), j'ai des envies normales de jeune femme normale et j'arrive même à jeter tout plein de trucs que je pensais garder pour toujours mais qui en fait ne me serviront plus jamais (sérieusement, l'autocollant girly-pailleté que l'Agoaye de 10 ans avait mis dans une enveloppe spéciale "pour l'Agoaye du futur", franchement... ben on s'en bat les couilles maintenant, non ?)

 

Mais plus j'avance et plus je me rends compte qu'il y a quand même des petits détails qui persistent, des tout petits trucs qui me font penser que, hum, si en fait, j'suis quand même un brin nostalgique quelque part... Et vous savez quoi ? ben ces petits détails là, ils passent par le sexe ! (Freud m'entends-tu ?)

 

 

Expérience n°1 :


Agoaye est toute gamine, et elle accompagne sa mamie au marché... Et au marché il y a un jeune qui aide sa maman au stand mercerie... Agoaye pré-pubère reste juste scotchée devant ce garçon, de quelques années son aîné, avec ses dreads blondes et ses yeux bleus glacier...

Quelques années plus tard (10 ?) j'ai eu l'occasion de travailler au marché à mon tour (mais pas dans la même ville), et le garçon avait repris le flambeau du stand maternel. Je pense que je n'ai jamais autant déployé d'énergie à draguer quelqu'un, c'était littéralement du harcèlement, lorsque je ne tenais pas mon stand, je me faisais embaucher chez les autres pourvu que j'avais vue sur la mercerie (j'ai même travaillé en boucherie, c'est dire si j'étais motivée...)

J'ai réussi, c'est lui mon premier amour (enfin le premier amour avec qui il s'est véritablement passé quelque chose) nous avons vécu une histoire passionnée et destructrice (moi provocatrice et manipulatrice, lui alcoolique et violent...).

Il représentait tout ce dont j'avais horreur chez un homme, mais bon, c'était lui, je l'avais connu enfant, alors il avait toujours le bénéfice du doute, il ne pouvait pas être foncièrement mauvais s'il venait de mon enfance (m'enfin évidemment que non, il n'était pas mauvais, mais juste super malheureux...)

 

 

Expérience n°2 :


Agoaye a 16 ans, elle est super dingue amoureuse d'un mec qu'elle ne pourra jamais avoir (et pour cause, il est en terminale, whaaaaaa !), alors ses copines décident de lui fourrer dans la tête l'envie de sortir avec le petit Ced.

Ced est un garçon mignon au demeurant, mais franchement pas dans les critères habituels de l'Agoaye... Mais bon, puisqu'il est là et qu'il a l'air d'accord, autant en profiter. Et c'est ainsi que les deux ados se bécotèrent timidement au fond d'un garage un soir de boum, espionnés par 20 paires d'yeux moqueurs.

Et puis plus rien...

Sauf que le Ced, il fait toujours partie de ma vie (et c'est, je crois le seul "ex" -ouais, moi je parle d'ex dès qu'il y a eu un bisou avec la langue, c'est comme ça- avec lequel je suis encore en contact) et dès qu'on se voit, c'est la fiesta des allusions en tous genres, provocations et allumages en série...

Je ne comprends même pas comment ça se fait que nous n'ayons pas encore baisé ! Probablement parce que je n'en ai pas du tout envie, mais le fait de savoir qu'il fait partie de mon passé est un booster de libido, voyez ? Non ?

Ben... passons à la suite alors...

 

 

Expérience n°3 :


Agoaye a 19 ans, elle profite de sa cure thermale dans les pyrénées pour être super fascinée par la prestance de son kiné (ben ouais, les kinés, ça ne vous fait pas craquer vous ?)... Il est grand, il est brun, musclé et il a un petit défaut de respiration qui lui donne un petit air super charmant (ou totalement trisomique, ça dépend du point de vue en somme). Mais évidemment Agoaye ne tente rien, parce que de 1, il a 10 ans de plus qu'elle, de 2 il est kiné et de 3 il est en couple et sa nana est enceinte jusqu'aux dents !! Mais Agoaye a parfois l'impression qu'elle ne le laisse pas indifférent...

12 ans après, c'est dans cette même ville thermale et entre deux portes de salle d'attente que je recroise le kiné, il me reconnaît tout de suite et là son attirance est juste flagrante, il me dévore des

yeux et me drague ouvertement devant toutes les petites vieilles devenant plus rougissantes de minute en minute...

Alors il a pris 12 ans dans les dents le garçon, il est tassé et bedonnant, avec un paquet de cheveux en moins et une allure sur laquelle je ne me retourne pas même quand je suis bourrée, mais c'est toujours lui, mais il fait partie de mon passé, et c'est absolument irrésistiblement que je finis dans son lit à chaque fois que nous avons l'occasion de nous croiser (il n'est plus avec sa copine...).

C'est un peu plus clair ? Non ? alors un autre...

 

 

Expérience n°4 :


Agoaye a une bonne vingtaine et vient d'avoir le coeur brisé par un fou-furieux mythomane et schizophrène (mais le meilleur coup que je n'aie jamais eu... on peut pas tout avoir hein !) du coup elle décide de s'en foutre et de se soigner un peu à base de plans culs de-ci de-là.

Facebook bat son plein et ses amis de collège et de lycée se rajoutent petit à petit à sa liste d'amis (l'occasion de se dire que la vache, elle a vachement mieux vieilli que la plupart d'entre eux... Sérieux, je me bonifie avec l'âge, je vous jure !). Quand tout à coup des allusions un peu tendancieuses (sous couvert d'une discussion sur la bouffe : "j'ai vachement la dalle" "ouais, moi aussi" "viens on se retrouve pour manger"...) émanent d'un des plus beaux gosses de sa classe de seconde.

Bon alors par contre lui n'a pas bougé : toujours petit, mais toujours mignon, avec une gueule à tomber et un développement musculaire non négligeable (merci à la boxe thaï).

Ni une ni deux c'est ainsi que le garçon est devenu l'un des meilleurs PC de l'Agoaye... Et même si dans cette expérience là ce n'est pas tout à fait la même dynamique qui m'a poussé à faire des choses inavouables à ce garçon (mais plutôt une sorte de petite satisfaction perso du genre "à l'époque il ne me regardait même pas mais maintenant je le mène à la braguette" -jeu de mot volontaire-), ben le "il fait partie de mon passé" reste quand même valable.

 

 

Expérience n°5 :


Hier soir, sur AuM (ouais, c'est les vacances, j'ai le nez bouché et je m'emmerde, alors je suis retournée à la chasse virtuelle, c'est comme ça !).

Je me fais charmer par un ancien du collège (encore), sauf que vu qu'on est amis sur Facebook, je me demande s'il m'a bien reconnu... Quelques messages plus loin, je me rends compte qu'il sait très bien à qui il parle et qu'il s'adresse à moi un p'tit peu pour se déculpabiliser de traîner sur ce genre de site (c'est souvent ainsi, les gars ils assument pas AuM... Moi si !).

Ce gars, ça n'a jamais été vraiment mon ami, ni même un potentiel partenaire, nous sommes bien trop différents à la base. Il est leader d'un groupe de hard qui cartonne vachement bien en ce moment (même quie j'ai failli sortir avec son batteur et que Yves des Fatals arbore leurs t-shirts, m'enfin bref...), il a pas de cheveux (donc sérieux, ça sert à quoi de faire du hard sans cheveux longs ?) et il est un peu gros (voui, j'suis désolée mais j'ai toujours du mal avec l'embonpoint)... Donc voyez, ça plus ça plus ça, ça fait vite un truc du genre "pas du tout mon style" au final.

Sauf qu'entre deux confessions (pour lui, comme quoi, un rocker peut aussi être sensible et bisounours) et entre deux consolations (ça c'est moi, quand j'vous disais que je me faisais chier !) ben le garçon a quand même réussi à me fourguer un très élégant : "Ben comme tu t'ennuies et que j'suis malheureux, on pourrait baiser non ? Ça arrangerait tout le monde..."

Outre le fait que j'aie trouvé cette proposition flatteuse (si si, j'vous jure), eh ben je vous avoue les amis que j'ai hésité ! J'ai hésité sur ce gars que je ne regarderai même pas en temps normal... Et pourquoi ?

Ben... parce qu'il fait partie de mon passé...

 

 

Alors voilà le résumé de ma madeleine vicieuse... Cette madeleine qui me pousse à être attirée par mes contraires les plus directs, cette madeleine qui me rend incontrôlable quand il s'agit de se remémorer le bon vieux temps, cette madeleine qui arriverait presque à me faire ressentir de l'attirance pour le nain si nous avions partagé notre bac à sable (non, p'tet pas quand même !), cette madeleine qui m'empêche d'aller aux soirée d'anciens élèves (t'imagines l'orgie sinon ?)...

 

 

 

Et vous, ça vous fait quoi de retrouver de vieux amis ?

 

 

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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 08:00

Vignettes-2681.JPGTu sais mon Chouchou qu'au début je te croyais mort. Je pensais que depuis le temps tu avais cassé ta pipe loin du champ de course.

Alors j'ai pleuré.

 

Mais j'ai fait ma curieuse, et puis j'ai recherché pour savoir où je pourrais venir te voir, même enterré ! Et finalement j'ai su, que tu étais toujours là, toujours vivant, toujours fringant, toujours élégant.

Là encore j'ai pleuré, mais de joie cette fois.

 

Lorsque je suis venue te voir pour la première fois, ça m'a fait le même effet qu'à tous les autres. Ce jour là mon Chouchou tu le sais, tu m'as impressionnée si fort que je n'ai rien osé. C'était il y a 6 ans mon Bébé.

Jamais je n'aurai pensé que tu m'accepterais... Et m'accepter à ce point c'était inespéré !

Il y avait des bruits qui couraient comme quoi tu étais méchant, pédant, usé... Mais petit à petit tu m'as laissé t'apprivoiser et nos rencontres étaient de plus en plus intenses.

 

J'en ai bouffé des centaines de kilomètres pour venir te voir, je l'ai fait s'épuiser ma petite Saxo qui plus tard sera dans Ouest-France, j'en ai amené des gens pour faire ta connaissance, j'en ai lié des amitiés autour de Toi, j'en ai vu pleurer de tes admirateurs aussi émus que moi cette année là, j'en ai pris des photos, des centaines, des milliers...

 

Nous aurions dû garder ça pour nous Chouchou... J'aurai pas dû essayer de créer tout ce que j'ai créé autour de Toi, c'est ça qui m'a perdu au final !

 

Comme je t'aime Bébé, d'une force que tu as su comprendre. J'étais l'une des trois personnes qui comptait pour toi, tu m'accueillais, te me reconnaissais et même si mes venues n'étaient pas fréquentes, tu m'aimais à ta manière. A chaque fois que j'amenais un garçon, tu faisais la gueule, c'était hallucinant !

 

J'en ai passé du temps avec toi, du temps merveilleux, au soleil ou sous la pluie, à l'intérieur et à l'extérieur, en promenade et même dans la neige. Ce que j'ai le plus savouré, ce sont ces moments où nous étions seuls, ce moments où je pouvais te parler et où tu te laissais aller à être plus calme enfin, plus câlin, reposé sans ces fans et sans les journalistes... Je n'ai jamais compté ces heures où tu me laissais faire partie de ta vie.

 

 

Aujourd'hui c'est ton anniversaire mon Bébé et je ne serai pas avec toi, je ne ferai pas partie de cette foule. Je n'ai pas fini d'en pleurer, crois-moi...

 

Mais je n'ai pas eu la force d'affronter la diffamation et l'offense et si je reviens te voir un jour ce sera en secret, ce sera loin de ces gens qui m'ont accusée de t'avoir abandonné après leur trahison.

 

Je suis désolée, si désolée... Et je t'aime, je t'aime tant...

 

Et si depuis septembre tu te souviens encore de moi, du son de ma voix et de mon odeur, alors ça voudra dire que je n'ai pas fait que passer et je pourrais avoir le courage de revenir ensuite, de faire que ce jour-là n'ait pas été qu'un adieu.

 

 

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