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A la maison

Publié dans : A la maison
Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 17:37

IMG_1932.JPG Agoaye, c'est un peu le vilain petit canard du cours d'EPS, l'épine dans le pied du coureur de fond, le point de côté du judoka, l'entorse aggravée de Jannie Longo...

 

En maternelle déjà, Agoaye se laissait secouer par Amandine car cette dernière trouvait que (je cite) : "mais elle bouge jamaieuh !!!"

En primaire ensuite, Agoaye déclenchait des arythmies à la simple évocation du nom "balle au prisonnier".

Au collège ensuite, Agoaye faisait les yeux doux d'un cocker battu, affamé et abandonné à son médecin pour être dispensée.

Au lycée enfin, Agoaye a eu 5 au bac en natation parce qu'il paraît qu'il faut que ce soit le candidat qui remonte le faux noyé et pas le contraire !!

 

Autant vous dire que le sport et moi, c'est comme Besancenot et DeVilliers : incompatible  à souhait.

 

Et puis un jour, je me suis rendue compte que j'avais un arrière-train éléphantesque, genre, on prend ma taille, on prend mon poids, on divise tout ça par deux et on obtient le volume de mon fessier en cm². J'y ai aussitôt vu la raison numéro une pour laquelle je ne trouvais pas d'Hôm en CDI (non, c'est pas parce que je suis chiante, ni parce que je ne veux que des Hôm aux cheveux longs, ni parce que je veux qu'il soit d'accord avec moi, ni parce que je ne dors que du coté gauche du lit, ni encore parce que je l'empêcherait de faire ce qu'il aime faire... c'est à cause de mon cul, c'est certain !!)

 

Alors je me suis motivée, et sérieusement ! Je vous passe les détails de mes diètes à répétition (j'entretiens un rapport particulier à la nourriture), mais celles-ci ont accompagné des séances de sport à domicile (oui Mâdame) avec des coachs particuliers (oui Môssieur) et seulement quand je le veux (oui Messieurs-Dames).

 

Parce qu'il était impensable que j'aille exhiber mon postérieur australien (rapport à la taille, pas au bronzage) dans un fuseau fluo entourée de filles plus jeunes que moi et mieux foutues ou PIRE plus vieilles que moi et mieux foutues !

 

Alors c'est CoachClub qui m'a attirée... J'ai payé 82 euros pour avoir un abonnement d'un an (possibilité de mensualiser) et je fais que ce que je veux... Je remplis des questionnaires et j'indique mes dispos et mes préférences, le site se charge de faire un calendrier... J'ai même accès à mes statistiques (j'adooore les statistiques), des courbes et des pourcentages des zones de mon corps que j'ai travaillé le plus (fessier à 31% à ce jour !).

 

Je ne fais pas d'articles sponsorisés, donc celui-ci ne l'est pas, mais mes progrès et ma motivation m'étonnent...Et c'est ce que je voulais vous faire remarquer aujourd'hui, dimanche, après mon heure de sport quotidienne (oui oui, vous avez bien lu !)

 

Je suis loin d'être gaulée comme je le souhaiterai, mais j'ai la conscience tranquille en me disant que j'ai au moins le mérite de travailler pour...

 

Et vous, que faites-vous pour arriver à vous sculpter ?

Par Agoaye - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 17:31

IMG_1889.JPGOn ne peut pas nier le fait que j'ai de la chance... J'ai une mère qui m'aime et qui m'épaule, des amis formidables, beaux et cultivés, un boulot dans lequel je m'épanouis, un toit au dessus de la tête, la volonté d'arriver à ce que je veux sans trop d'effort (en particulier rencontrer les artistes que je trouve intéressants et construire alors une relation personnelle avec eux), un métabolisme qui tourne plutôt bien...

 

Oui mais. Il y a un mais...

L'être humain est une race insatisfaite, et j'en suis la plus flagrante ambassadrice. Le fait n'est pas que je sois jamais contente, mais qu'à chaque bonne chose, il y a un coté pile.

 

Les mais de ce que je viens d'énoncer ? Les voilà :

A 31 ans, est-ce normal que ce soit encore ma mère qui m'épaule et non le contraire ? Je n'ai QUE ces amis, pas de potes, pas de connaissances, pas de collègues, j'évolue dans un vase clos composé de 5 personnes. Je n'ai aucune place dans ce boulot, je suis envoyée là où on a besoin de moi, y compris en maternelle, ce lieu infesté de virus et bactéries où je me sens comme une poule devant un miroir, je ne suis pas à l'aide avec les petits. Le toit sur ma tête n'est pas le mien, on me refuse d'en avoir un rien qu'à moi, malgré mon emploi, malgré mon apport, malgré mes garanties, on m'a même dit que j'arriverai mieux à mon but si j'étais deux, oui mais moi je ne veux pas un toit à deux, je veux mon toit à MOI ! Côtoyer des artistes ne fait pas de vous l'un des leurs... Je me bats chaque jour pour prendre le dessus de ce métabolisme qui parfois n'en fait qu'à sa tête, je refuse la faim, je refuse la fatigue...

 

Tout est nuances, je vous l'accorde, mais petit à petit les détails forment parfois un tout qui pèse plus qu'on ne croirait...

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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 14:39

IMG_1877.JPGJ'aurais pu commencer mon histoire avec René bien plus tôt. Si l'un de mes professeurs avait inscrit Ravage sur la liste des lectures obligatoires plutôt que sur celles des lectures facultatives.

J'aurais souffert avec cette guerre dont je me sens si proche, j'aurais été dérangée d'être si concernée, et j'aurais enfoui le nom de René bien au fond d'une mémoire -Ne pas ouvrir-.

 

"Les hommes ont libéré les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. Ils ont cru s'en rendre maîtres. Ils ont nommé ça le Progrès. C'est un progrès accéléré vers la mort. Ils emploient pendant quelque temps ces forces pour construire, puis un beau jour, parce que les hommes sont des hommes, c'est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien, parce que le progrès moral de ces hommes est loin d'avoir été aussi rapide que le progrès de leur science, ils tournent celle-ci vers la destruction."

 

 

Heureusement, René est arrivé dans ma vie bien plus tard, et par un moyen bien plus zen. Un vieux bouquiniste dans une ville thermale me laissa approcher un chef d'oeuvre aux pages usées et à la couverture infusée aux encens. Les chemins de Katmandou s'offrirent alors à moi... C'est un livre qui voyage et vous fait voyager, c'est d'ailleurs pour cette raison que je ne vous en livrerai aucun extrait : je ne sais pas où il est... Voilà plus de trois mois que je le cherche sans pouvoir remettre la main dessus, mais je n'en aurai point d'autre, je sais que cet exemplaire là me reviendra...

 

A partir d'ici, je découvris la première facette de René : une humanité sans bornes... Je décidais alors de tenter La nuit des temps, une de ses oeuvres parmi les plus connues. Le décalage est indéniable, il s'agit là d'une étonnante science-fiction... Mais teinté de ce même embryon d'humanité, et quel amour...

 

"Je suis entré, et je t'ai vue. Et j'ai été saisi aussitôt par l'envie furieuse, mortelle, de chasser, de détruire tous ceux qui, là, derrière moi, derrière la porte, dans la sphère, sur la glace, devant leurs écrans du monde entier, attendaient de savoir et de voir. Et qui allaient TE voir, comme je te voyais.
Et pourtant, je voulais aussi qu'ils te voient. Je voulais que le monde entier sût combien tu étais merveilleusement, incroyablement, inimaginablement belle. Te montrer à l'univers, le temps d'un éclair, puis m'enfermer avec toi, seul, et te regarder pendant l'éternité."

 

 

Pour moi c'était fichu, je me savais happée, je savais que mon coeur était pris par cette littérature prodigieuse. Et le plus étonnant reste à venir. Moi je ne savais rien de René avant de le lire, je ne suis pas du genre à parcourir le CV artistique d'un individu avant d'adhérer à ses créations. C'est à cet instant précis que je me suis mis à enquêter... Et je suis tombée d'aussi haut que ces scientifiques en Antarctique. René est né en 1911 !

 

Fascinée par cette clairvoyance, cette anticipation, ce génie, je continuais donc sur ma lancée d'oeuvres fantastiques avec Le diable l'emporte, puis Une rose au paradis... Que de belles surprises à chaque lecture, comme un fil directeur, presque une saga, dans laquelle Monsieur Gé grave son visage dans nos mémoires...

 

"Je le répète : j'avais les moyens de donner à l'humanité la chance de survivre. J'ai mis ces moyens en oeuvre. Saurez-vous profiter de cette chance et qu'en ferez-vous ? C'est votre affaire, ce n'est plus la mienne. Et je dois dire que cela m'est égal..."

 

 

J'aime ces thèmes. J'aime ces trouvailles et les fantaisies que permettent ces explorations et chaque fin est une apothéose... Le voyageur imprudent m'amusa également, c'est un livre que j'offre souvent. Grave sous certains aspects, le divertissement dédramatise...

 

Mais la science-fiction n'est pas tout, il faut voir comme, à 17 ans, je me suis vite lassée d'Isaac. Le côté positif est que je n'avais pas encore fait le tour des talents de René, et quand je me suis décidé à tenter Ravages, c'était encore trop difficile, je n'étais pas encore prête. J'ai donc abandonné l'entreprise à 6 pages de la fin, bouleversée, et j'ai tiré un trait sur cette catégorie d'écriture durant quelques années...

Toutefois, je n'étais pas décidée à quitter René pour si peu, et je me lançais alors dans le côté conteur légendaire de mon auteur. L'enchanteur me fit prendre un plaisir indescriptible... J'étais au calme, en vacances, dans une tente seule dans un champ. Je n'en suis pas sortie de toute ma lecture, et c'est quelque chose qui ne m'était pas arrivée depuis au moins une dizaine d'années, sans exagérer !

 

"Ils marchèrent l'un vers l'autre, leurs mains caressant au passage les feuilles et les fleurs. Les oiseaux de Viviane chantaient, et d'autres oiseaux chantaient dans l'île et sur le lac. A mesure qu'ils avançaient, leurs vêtements fondaient dans l'air, et lorsqu'ils furent l'un près de l'autre, rien ne les séparait plus, aucun interdit, aucun regret, aucune honte, aucune peur. Ils étaient ensemble, dans la nudité parfaite de la première jeunesse du monde."

 

 

J'étais peu habituée aux romans historiques ou légendaires, mais René a frappé fort. Avec Les dames à la licorne, il nous fait vivre cette même intensité, mais outre-manche cette fois... Je cherche depuis le roman qui fut la suite, mais il s'avère introuvable puisque non republié, je vais devoir chiner... Je vais m'y atteler.

 

"Il avait parlé avec une sorte de ferveur sauvage, à peine retenue. le ton de sa voix balaya en grand coup de vent les décors florentins mal ajustés dans la tête de Griselda. Elle sut qu'il avait raison. Elle vit de nouveau, sans les regarder, les lacs et les collines, et derrière eux les étendues mêlées de terre et d'eau sous le ciel gris mêlé de blanc et de bleu. Elle regardait Shawn. Elle répéta à voix basse :

- Rien n'est aussi beau que l'Irlande..."

 

 

Rien que de parcourir ces pages à la recherche des passages à vous faire partager et je m'y réfugie de nouveau... Quelles émotions j'ai pu ressentir dans ces lectures, elles m'ont bouleversées, chacune d'entre elles ! Colomb de la lune revient doucement à la science fiction, mais sans perdre de vue cet amour possible entre les hommes.

 

Je dois cependant vous faire une confession. Je n'ai pas tout aimé ! Sans revenir une nouvelle fois sur Ravage, je vous  citerai La faim du tigre qui semble être plus un essai philosophique qu'un véritable roman mené par une trame, et je suis au grand regret de me rendre à l'évidence : non, je n'ai pas accroché...

Tarendol est difficile à commencer, mais c'est le seul roman "classique" de René, et pour ça je sais que si je m'y force un tout petit brin, l'intérêt arrivera prochainement.

 

Je lis René avec parcimonie à présent, puisque son oeuvre s'est achevée avec sa disparition en 1985...

Je n'ose imaginer qu'un jour mon aventure avec lui s'arrêtera, lorsque j'aurai tout lu qui m'offrira de tels moments ?

 

"C'était une femme sans projet, sans mensonge, nue dans sa chair, livrée, et en qui il avait fait naître quelque chose d'aussi profond, élémentaire, que le balancement des laves et des marées. cette joie qui grondait sourdement dans la peau de celle dont il ne savait pas encore le nom, qui grondait comme un lion endormi, comme un orage à l'horizon, qui allait éclater quand il voudrait comme il voudrait, c'était lui qui la donnait et la multipliait, lui, son geste, sa chair, son souffle, ses mains, sa voix. Il était pareil à Dieu transformant le chaos immobile en la création emportée roulée par le mouvement infini...

Et c'est ainsi qu'il commença à l'aimer."

Par Agoaye - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Publié dans : A la maison
Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 05:04

IMG_1863.JPGAu moins, on ne pourra pas dire que je n'ai pas résisté...

 

Premier ordinateur à 15 ans... Amstrad CPC 6128... Ohhhh les merveilleux jeux textuels qui, comme dirait Sheldon : "fonctionnent avec la puce graphique la plus puissante au monde... Imagination"

Déjà à cette époque là, je tentais une communication avec la machine, et échafaudais de machiavéliques plans pour créer l'illusion de questions-réponses.

 

Puis, le minitel... Ahhhh, le 3615FUNRADIO et ses dizaines de connectés avec lesquels on pouvait discuter les uns après les autres, les messages arrivant un par un et patientant sagement en rangs d'oignon, nous faisant oublier le temps qui passait. Il s'agissait alors de milliers de francs de facture pour Mom ces mois-là !

 

Lorsqu'internet arriva dans ma vie (non, évidemment plus sur l'amstrad, soyez logiques), AOL était pour moi la huitième merveille du monde, et je passais des heures agenouillée à coté de la prise téléphonique, composant incessamment le numéro de connexion sur mon téléphone pour arriver à accrocher le signal et y brancher le modem le plus vite possible !

Ne me dites pas que vous ne l'avez jamais fait..

J'étais persuadée que l'interface elle-même était internet, et quand j'ai découvert qu'on pouvait en sortir, l'addiction s'est confirmée.

A moi caramail, le chat microsoft (en BD), et même IRC (l'endroit où mon rêve s'est enfin réalisé : j'y ai créé un bot plus vrai que nature que tous les visiteurs prenaient pour une personne réelle...)

 

comic

 

Les sites communautaires m'ont évidemment attirés, vous vous en douterez.

 

Mais je n'ai jamais sauté le pas du blog.

 

 

Aujourd'hui (enfin, cette nuit... enfin, ce matin...) je me lance. Pas trop fort car je suis douillette, mais j'ai tellement de choses à vous raconter que je m'autorise à prendre quelques risques !

Par agoaye
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  • : Dans un univers parfait, Agoaye aurait Hugh Jackman pour boyfriend, un budget informatique/nouvelles technologies illimité et une carte de fidélité haute-capacité chez Lush. Dans notre monde, la réalité est bien différente.
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Les vignettes sont mes photos, prises avec l'Iphone ou le Canon 5d markII et tripotées avec Photostudio pour Iphone. Elles ne sont pas libres de droits du coup !

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